Invitation – Revue du 3e trimestre sur les marchés boursiers, suivi du sondage de satisfaction et suivi des marchés

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Invitation – Revue du 3e trimestre sur les marchés boursiers, suivi du sondage de satisfaction et suivi des marchés

Invitation – Revue du 3e trimestre sur les marchés boursiers

Jeudi le 20 octobre 2022 à 18h00

Au vu la bonne réaction à notre présentation sur les marchés boursiers en juin, nous avons décidé de répéter l’expérience ce mois-ci. Nous ferons le point sur le troisième trimestre 2022 qui a été marqué par l’inflation et la volatilité des marchées et nous vous partagerons les perspectives économiques pour la fin de l’année 2022 et le début 2023. La conférence aura lieu sur ZOOM avec comme invité Louis Groleau, de la firme Fidelity Investments.

Louis Groleau, MBA CFA est Vice-Président de District chez Fidelity Investments, une firme institutionnelle gérant près de $3,600 milliards d’actifs pour 25 millions d’investisseurs. Il sera l’invité de Services en Placement PEAK pour cet événement.

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Suivi du sondage de satisfaction

Nous tenons à remercier les personnes qui ont pris le temps de répondre à notre sondage de satisfaction. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est toujours possible de le faire en cliquant ici.

Nous notons que vous êtes satisfaits de la fréquence et du contenu général des infolettres et nous en sommes très heureux. Nous avons noté que certaines personnes trouvaient le contenu du suivi des marchés trop technique. Nous allons regarder pour inclure une version plus simple tout en conservant la formule actuelle.

Nous avons aussi eu la remarque que les images étaient des fois petites à lire. Cela peut être vrai si vous lisez l’infolettre sur votre télèphone ou dans votre messagerie. Il est cependant possible d’aller aussi la voir sur notre site internet ou vous pouvez zoomer sur les photos. Voici le lien pour y accéder : https://www.nounours.ca/last-news/

Suivi des marchés

Résumé du mois

Le mois de septembre aura été marqué par les taux d’inflations qui ont continué à monter au Canada, aux États-Unis et en Europe. La hausse a été plus forte que ce que les analystes s’attendaient forçant les banques centrales à continuer leur forte hausse de taux. Nous avons eu droit à une hausse de taux de 0.75% au Canada et aux États-Unis, ce qui correspondait aux attentes du marché.

C’est le discours de la FED suivant leur hausse de taux qui a surpris négativement les marchés. Alors que l’on attendait un discours confirmant la fin des grosses hausses de taux tiraient et un taux cible entre 3.5% et 4%, il a été annoncé que la cible serait plutôt entre 4.5% et 5%. Concrètement, nous allons probablement avoir une autre hausse de taux de 0.75% lors de la prochaine réunion en novembre et une de 0.25% lors de celle de décembre.

Cette annonce a fait fortement chuter les marchés car toutes les prévisions de résultats ont été revues automatiquement à la baisse pour le troisième et le quatrième trimestre. La bonne nouvelle reste les excellents chiffres du chômage au Canada et aux États-Unis garantissant pour le moment un ralentissement contrôlé de l’économie.

États-Unis :

Un déclin incessant : Bien que les pertes n’aient pas été aussi importantes que celles des deux semaines précédentes, les principaux indices boursiers américains ont chuté de près de 3 %, reculant pour la sixième fois au cours des sept dernières semaines. Lundi, le Dow Jones a rejoint le S&P 500 et le NASDAQ en territoire de marché baissier, le Dow Jones ayant reculé de plus de 20 % par rapport à son niveau de début janvier.

Malgré le contexte plus difficile, il est important de se rappeler que plus la baisse est importante, plus les perspectives sur le long terme sont attrayantes.

Revenu fixe – la performance : L’indice à revenu fixe le plus important au monde, le Bloomberg Global Aggregate bond index a perdu 19,3 % depuis le début de l’année 2022. Comme le montre le graphique ci-dessous, la performance depuis le début de l’année (au 30 septembre 2022) est de loin la pire année jamais enregistrée par le marché obligataire.

Le PCE (personal consumption expenditures) augmente : Malgré les efforts déployés par la Réserve fédérale américaine pour contenir l’inflation, une mesure mensuelle de l’inflation que la Fed utilise comme indicateur privilégié de l’évolution des prix a augmenté plus que prévu.

En effet, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle aux États-Unis a augmenté de 0,3 % d’un mois sur l’autre en août 2022, après une baisse de 0,1 % en juillet. Les prix des services ont augmenté de 0,6 %, après être restés inchangés en juillet, tandis que le coût des biens a diminué de 0,3 %, prolongeant une baisse de 0,4 %, ce qui reflète un changement dans les dépenses. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,8 % (contre 1,3 %), tandis que les prix de l’énergie ont chuté de 5,5 % (contre -4,9 %). Hors alimentation et énergie, l’indice des prix PCE a progressé de 0,6 %, soit une hausse plus rapide que celle de 0,5 % attendue par le marché, ce qui suggère que l’inflation est de plus en plus ancrée dans l’économie.

Un marché obligataire en dents de scie : Le taux de l’obligation du Trésor américain à 10 ans a légèrement augmenté au cours d’une semaine inhabituellement volatile sur le marché obligataire. Mardi, le rendement a grimpé jusqu’à 3,99 %, son niveau le plus élevé depuis 14 ans. Le lendemain, il a chuté à 3,71 % avant de terminer la journée de vendredi à environ 3,80 %.

D’autre part, la Réserve fédéral américaine a annoncé qu’elle comptait effectuer une réunion à huis clos le lundi 3 octobre 2022 à 11h30 dans le but d’effectuer un examen des taux d’escompte à appliquer par les banques de la Réserve fédérale.

Des attentes qui s’amenuisent : Dans un contexte économique difficile, les analystes ont revu à la baisse leurs prévisions pour les résultats du troisième trimestre, qui devraient commencer à être publiés à la mi-octobre. À la fin du mois de septembre, les analystes avaient réduit de 6,6 % leurs prévisions de bénéfices pour le S&P 500 par rapport à ce qu’ils avaient prévu trois mois plus tôt, selon FactSet. 

Canada :

L’indice composite S&P/TSX a évolué de façon latérale vendredi, oscillant autour de la barre des 18 500 points, se stabilisant après la forte baisse de la session précédente, mais devant encore clôturer le mois de septembre sur une baisse de près de 7 %. Les actions des matériaux (+2,4 %) ont soutenu l’indice alors que les contrats à terme sur les métaux précieux, surtout l’or, ont progressé.

Cette semaine, le gouverneur de la Banque du Canada, M. Macklem, a réaffirmé que l’inflation est beaucoup trop élevée et que la banque centrale continuera à augmenter les coûts d’emprunt, effaçant ainsi certains paris selon lesquels les décideurs pourraient ralentir le rythme du resserrement, alors que les récents chiffres de l’inflation ont diminué par rapport aux sommets atteints et que le chômage a considérablement augmenté.

L’assombrissement des perspectives de l’économie mondiale a particulièrement pesé sur la demande de valeurs énergétiques canadiennes, tandis que la politique belliciste de la Fed et la vigueur du dollar américain ont réduit la rentabilité des mines d’or. De même, les banques ont été parmi les principaux perdants du mois, prolongeant leurs pertes alors qu’une série de résultats inquiétants ont refroidi le sentiment pour le secteur. Le TSX se dirige vers l’une de ses pires années en une décennie.

Économies européennes :

Les actions européennes ont chuté sur fond de résultats d’entreprises décevants et de craintes de récession. En monnaie locale, l’indice paneuropéen STOXX Europe 600 a terminé la semaine en baisse de 0,65 %. L’indice CAC 40 en France a reculé de 0,36 %, l’indice DAX en Allemagne de 1,38 % et l’indice FTSE MIB en Italie de 1,98 %. L’indice FTSE 100 du Royaume-Uni a perdu 1,78 %.

Selon Mme Lagarde de la BCE, les perspectives s’assombrissent, d’autres hausses de taux sont à prévoir et l’inflation atteint 10 % :

La présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré lors d’une audition au Parlement européen que les perspectives économiques « s’assombrissent » et qu’elle s’attend à un « ralentissement substantiel » de l’activité économique dans les mois à venir, les prix élevés de l’énergie et des denrées alimentaires limitant le pouvoir d’achat.

De plus, elle a déclaré que la production du quatrième trimestre de 2022 et des trois premiers mois de 2023 serait très probablement « négative. »

Le lendemain, lors d’un événement à Francfort, elle a déclaré que la BCE « continuerait à relever les taux d’intérêt lors des prochaines réunions » afin de tenter de ramener l’inflation à 2 % à moyen terme.

Entre-temps, le gouverneur de la banque centrale slovaque, Peter Kazimir, le Finlandais Olli Rehn, l’Autrichien Robert Holzmann, le Lituanien Gediminas Simkus et l’Estonien Madis Muller, entre autres, ont envisagé une nouvelle hausse de 0,75 point de pourcentage des coûts d’emprunt en octobre. Le principal taux de refinancement de la BCE est actuellement de 1,25 %.

L’inflation dans la zone euro s’est accélérée pour atteindre un niveau record de 10,1 % en septembre, contre 9,1 % le mois précédent, selon une première estimation officielle. Ce chiffre a dépassé la prévision consensuelle de 9,7 % et a renforcé les attentes du marché quant à une nouvelle hausse importante des taux d’intérêt en octobre.

Gilt britanniques :

Les taux des obligations d’État britanniques (gilt) ont terminé en hausse après avoir connu des fluctuations historiques à la suite de l’annonce, le vendredi précédent, d’un nouveau plan budgétaire britannique proposant d’importantes réductions d’impôts, des subventions à l’énergie et des emprunts considérables. Les taux obligataires ont bondi en début de semaine en raison des craintes d’une grave détérioration des finances publiques, puis se sont détendus après que la BoE a déclaré qu’elle procéderait à des achats temporaires d’obligations à long terme « à l’échelle nécessaire » afin de « rétablir des conditions de marché ordonnées. »

Huw Pill, économiste en chef de la BoE, annonce la possibilité d’une hausse « significative » des taux d’intérêt ; le Royaume-Uni évite la récession :

L’économiste en chef de la BoE, Huw Pill, a déclaré que la nouvelle politique fiscale et la réaction négative du marché « nécessiteront une réponse monétaire significative ». Toutefois, il a indiqué que la banque ne s’attendait pas à agir sur les taux avant sa prochaine réunion, début novembre.

Les données économiques révisées ont montré de manière inattendue que le Royaume-Uni a évité la récession au cours des trois mois précédant juin. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,2 % au lieu de reculer de 0,1 % comme estimé précédemment.

Chine :

Les marchés boursiers chinois ont chuté en raison de la faiblesse de la monnaie et des signes de ralentissement de l’économie qui ont alimenté les inquiétudes quant aux perspectives. L’indice composite de Shanghai a chuté de 2,1 % et l’indice CSI 300, qui suit les plus grandes sociétés cotées à Shanghai et à Shenzhen, a perdu 1,4 %.

Données économiques : Sur le plan économique, les bénéfices des entreprises industrielles ont diminué de 2,1 % au cours des huit premiers mois de l’année par rapport à la période précédente, contre une baisse de 1,1 % au cours des sept premiers mois de l’année, selon le bureau des statistiques de la Chine.

L’indice Caixin/Markit des directeurs d’achat (PMI) de l’industrie manufacturière est tombé à 48,1 en septembre, contre 49,5 en août, soit un niveau inférieur au seuil de 50 points qui sépare la croissance de la contraction. Dans le même temps, l’indice PMI officiel de l’industrie manufacturière chinoise s’est légèrement amélioré en septembre, mais l’activité du secteur des services s’est contractée, les mesures de confinement liées au coronavirus continuant de nuire aux dépenses de consommation.

Les marchés financiers de la Chine continentale devaient être fermés pour les vacances de la Golden Week, un congé de sept jours commençant le 1er octobre qui marque généralement une période de pointe pour les voyages et la consommation. Cependant, les restrictions liées au coronavirus en cours dans les grandes villes devraient peser sur le tourisme intérieur et les dépenses de détail cette année.

Sources: Placements Mackenzie, Barron’s, Reuters, Bloomberg, FactSet, CNBC, tradingeconomics, Moody’s.

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